À propos de la loi d’attraction …
- Sandra Mioli

- 20 févr.
- 3 min de lecture

Peut-être que l’univers t’écoute, peut être pas … peut être qu’il capte autre chose. Il capte le bruit derrière tes mots, la fréquence de ce que tu es vraiment. Il entend ce que tu vibres, pas ce que tu racontes. Tu veux la paix, et ton ventre serre les poings. Tu veux de l’amour, et tu balances du contrôle dans l’air. Tu veux de la lumière, et tu fermes les yeux dès qu’elle t’éblouit.
J’ai longtemps cru qu’il fallait comprendre pour vivre. Trouver la loi, la grande explication cosmique, le karma bien ficelé. J’ai cru que Dieu répondait à ceux qui cherchaient avec sérieux, avec ferveur, avec méthode. En vérité, j’ai trouvé plus de réponses dans mes échecs que dans mes prières. Le divin se cacherait mieux dans les désillusions que dans les temples?
Tout ce que tu émets revient. Exactement comme une pierre qu’on jette dans l’eau. Les ondes s’étirent, elles s’éloignent, elles font le tour, et un jour elles reviennent, avec tout ce que tu y avais mis. Le bord de l’étang, c’est le monde. Et le monde te renvoie ta vibration. Rien à voir avec une punition… . C’est juste pour te montrer.
J’ai longtemps pris mes catalyseurs pour des ennemis. Ces gens, ces situations, ces foutus retours de flammes. On leur donne toutes sortes des noms : bourreau, injustice, karma, … . On s’raconte des histoires pour ne pas voir que tout vient de soi. En évitant de se remettre en question, ce qui est top c’est que nous pouvons garder notre petite morale, notre bon rôle, notre légitimité à souffrir. Jusqu’au jour où on se rend compte que l’univers se fout littéralement de nos justifications.
Que tout ce qui revient vers toi, c’est juste toi, déguisé autrement.
Depuis que je vois les choses comme ça, je regarde l’étang. J’observe le « plouf ». Je sais que chaque retour est une lettre que j’ai envoyée. Ce que la vie me renvoie me parle plus vrai que mes pensées. Le problème, c’est que le mental veut toujours avoir raison. Il trie, il juge, il commente. Il dit « ça, c’est moi », « ça, ça ne m’appartient pas ». Et dans ce tri, il perd tout.
L’univers ne juge rien. Il vibre. Il répète. Il te renvoie ton signal. Quand tu veux quelque chose avec la peur de ne pas l’avoir, il entend la peur. Quand tu demandes l’amour en te croyant vide, il t’envoie encore du vide. Ce n’est pas cruel, c’est mathématique. Tu récoltes ton onde.
J’ai mis longtemps à cesser de trier mes retours. À cesser de dire « ça, c’est bien », « ça, c’est mal ». Être, c’est tenir dans les deux. C’est accepter d’être la source et la conséquence. La lumière et la cendre. Le désir et la fuite. Ce mélange qu’on tente de purifier depuis des siècles est le seul vrai or.
Il y a des jours où je me sens prête à tout comprendre, et d’autres où j’ai juste envie de casser la gueule à la loi de réversibilité. Pourtant elle ne fait qu’exister, patiente et exacte, comme une respiration. Ce que j’ai envoyé revient. Ce que je nie revient aussi. Et ce que j’aime, heureusement, finit par revenir, sous des formes inattendues.
L’univers t’entend. Trop bien. Il ne sait juste pas parler ton mensonge.
23.10.25
Crédit photo : Orman Galery


