top of page

Perfectionniste, Toi?

  • Photo du rédacteur: Sandra Mioli
    Sandra Mioli
  • 11 févr.
  • 2 min de lecture

Oh toi qui voudrais être parfait.e, regarde le prix que certain.e.s paient pour l’être.

Celle qui se présente dans son miroir le matin comme une statue sans fissure, celle qui répète devant son miroir sa tête de femme impeccable… combien d’heures de sommeil sacrifiées? combien d’efforts invisibles pour que rien ne dépasse ?

Celui qui dit oui à tout, toujours gentil, toujours disponible, à quel coût dans sa chair ? Quelle colère étouffée, quelle rage avalée dans ses nuits ?

Tu crois que c’est différent pour le ronchon qui bougonne toute la journée ? Lui aussi, il paye. Être toujours grincheux, parfait dans son rôle de râleur, cohérent (bien installé dans son personnage) c’est une fatigue sans fin, c’est du poison qui coule goutte à goutte dans ses veines.

Tu crois que perfection rime avec liberté. En réalité, chaque perfection a un prix. Tu peux l’appeler rigueur, élégance ou vertu, c’est toujours une dette inscrite dans le corps, dans le souffle, dans l’énergie. Même si ton « talent », est puisé dans la Source.

Veux-tu vraiment devenir comme une maison témoin ? Ni miettes sur le canapé, ni poussière au sol, le plaid plié avec précision, la vitrine d’une vie sans froissures. Tout est impeccable et tout est mort.

Alors qu’importe de quel côté tu tires ton costume : celui du gentil, celui du « connaisseur », , celui du parfait, celui du salaud… il y aura toujours un prix. C’est une dette que ton corps, ta psyché ou ton énergie viennent encaisser tôt ou tard.

Il est temps de choisir tes batailles. Tu ne pourras pas tout polir, tout contrôler. Peut-être qu’un ou deux domaines méritent que tu t’en approches. Les autres peuvent rester cabossés, humains. Car si tu forces trop, ton corps et ton âme te rappelleront brutalement où s’arrêtent tes limites.

La liberté commence dans la brèche, dans la tache, dans l’oubli. Elle naît quand tu te montres vulnérable, quand tu laisses tomber le masque. La perfection ne libère personne. La vulnérabilité n’est pas une chute, c’est une ouverture. C’est la preuve que tu existes encore, que tu n’es pas une machine programmée pour plaire. C’est là, dans tes craquelures, que les autres peuvent enfin te toucher, t’aimer, te reconnaître.

Alors, arrête de courir après ce foutu fantôme de perfection. Abandonne gracieusement et fièrement. Et découvre que ta seule vraie force, c’est la vérité nue de ton imperfection.

L’imperfection seule ouvre les portes de la liberté.

LIBRE & VIVANT.E

Bisous bisous

2.10.25

Crédit photo : Chris Morgan

bottom of page