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Oublier l'autre
On croit souvent qu’on tourne la page d’une relation en claquant la porte, en brûlant deux photos et en jurant qu’on recommencera plus jamais. On se raconte que le passé dort quelque part dans une boîte. Mais, étonnamment , la nuit, ça revient; transporté par la poussière. Les rêves ramènent ce qu’on prétend avoir jeté. Ils rapportent la honte, la culpabilité, la chaleur d’une peau, une phrase qui s’est incrustée dans le plexus comme une écharde. On se demande pourquoi ça ins

Sandra Mioli
7 mai3 min de lecture


Se mettre en retrait
C’est un acte de rigueur, une sobriété autodiscplinaire qui tranche avec la frénésie des vitrines et des agendas saturés. Une manière de reprendre le gouvernail sans se laisser happer par les injonctions de décembre.

Sandra Mioli
7 mai2 min de lecture


Les femmes et ses multiples traumas associés à sa condition féminine
Le corps tire la prise, se débranche pour survivre. Il ne dit plus rien mais il n’oublie jamais.
Et après, ce n’est pas fini … Ça ne l’est jamais! Il y a les micro agressions qui ne sont pas toujours si micro: les bruits de pas derrière toi le soir, les messages ambigus qui se glissent comme des serpents dans ta boîte mail pro, des profils à responsabilité qui profitent de leur posture dominante, les regards qui découpent ton corps sans t’adresser la parole, les mots qui scr

Sandra Mioli
7 mai6 min de lecture


Guérison, pelade d'oignon!
Je sens un souffle bizarre dans l’air cette année, un truc qui gel un peu la nuque et accélère le coeur sans prévenir. On dirait que le monde entier pèle son oignon intérieur, chacun dans son coin, chacun dans sa tempete silencieuse, et personne n’a demandé ca. L’époque bouscule, comme si le grand méchant loup cognait aux portes pour dire qu’on a dépassé la date limite des illusions collectives.

Sandra Mioli
7 mai3 min de lecture


ÊTRE parents
Nos enfants ne sont pas nos prolongements. Ils ne sont pas là pour nous rassurer ni pour réparer nos cicatrices anciennes. Ils ne nous appartiennent pas et c’est dans cette non appartenance que l’amour trouve sa pureté. On les accompagne, on veille, on protège, mais on accepte qu’ils aient leur propre destination. On ne les éduque pas pour qu’ils deviennent ce que nous n’avons pas su être. On les accompagne pour qu’ils puissent se reconnaître eux mêmes dans un monde qui ne ce

Sandra Mioli
7 mai4 min de lecture


Transferts et affects
Ce qui pose question, c’est quand le transfert cesse d’être un pont et devient une recherche d’intensité.
Une quête d’extraordinaire « affectivo-spirituelle » plutôt qu’une exploration intérieure… Une demande de lien plus qu’un désir de se rencontrer Soi.
Je le vois particulièrement chez certains hommes et chez certaines femmes qui arrivent dits « éveillé.s », « en chemin », mais dont la soif, qui, au départ était une soif de guérison s’est étrangement transformée en une so

Sandra Mioli
7 mai3 min de lecture


Les gens et ce qu'ils pensent de toi
Il y a un moment où tu comprends que tu ne vas jamais pouvoir empêcher les gens de se raconter des histoires sur toi. Ils le font parce qu’ils ne savent pas regarder autrement. Parce que ça les rassure de figer quelqu’un dans une scène ancienne, un écart, une faiblesse, un épisode où tu étais à bout. C’est plus simple pour eux de conserver une version réduite de toi plutôt que de t’accueillir dans ta complexité. Alors tu restes, un peu comme une photo mal cadrée, exposée au m

Sandra Mioli
7 mai2 min de lecture


Culpabilité et transformation
Quand on ose entrer dans ce corridor, quand on a le courage de l’éclairer avec une respiration lente, le chaos peut redevenir fécond. Le sentiment de faute devient une sorte de compost. Il nourrit la terre intérieure. Il pousse à dire ce qu’on n’a jamais dit, à poser un geste neuf, à briser une fidélité ancestrale qui n’avait plus de sens.
Dans cette alchimie, tu découvres que la culpabilité...

Sandra Mioli
7 mai3 min de lecture


Guérir un trauma, c’est entrer dans une zone où tout devient instable, ...
Guérir un trauma, c’est entrer dans une zone où tout devient instable,

Sandra Mioli
7 mai2 min de lecture


La colère, quand elle ne trouve pas de bouche, descend dans le ventre.
Elle s’installe dans les plis du silence, devient pierre, devient fatigue, devient amertume, devient ce poids qu’on appelle tristesse. On croit qu’on a tourné la page alors qu’on s’est simplement avalé les mots. Le sourire comme pansement, la gentillesse comme stratégie de survie. Et le corps qui encaisse, jusqu’à se souvenir pour nous de ce qu’on n’a jamais osé dire. On nous a dressés à comprendre, à excuser, à rationaliser. On nous a appris ces dernières années à pardonner

Sandra Mioli
7 mai3 min de lecture
